mardi

Une histoire courte


C'est l'histoire d'un petit être qui se promenait dans un immense parc qui bordait une forêt chantante mais mystérieuse. Un peu rêveur, il s'était éloigné de ses parents et s'était finalement perdu parce qu'il suivait d'abord un papillon, puis s'était perdu dans le ciel à cause d'un nuage qui ressemblait à un chat. Il se rendit compte qu'il était tout seul lorsque les branches d'arbres avaient masqué la vue du petit chat blanc qu'il suivait. Mais il n'avait pas peur sous les grands arbres et son attention était maintenant fixée sur le vol léger d'un morpho bleu. Le joli papillon voletait de ci de là, au gré d'un souffle souffle invisible. Le petit être le suivait comme il pouvait, il ne volait pas et devait faire attention ou il mettait les pieds pour ne pas tomber. Crapahutant et grimpant par dessus les racines tout en écartant les branches, il ne faisait plus attention au paysage qui s'assombrissait de plus en plus, il ne voyait plus que le joli papillon. Dans une trouée ou le soleil inondait de sa douce lumière, l'insecte s'était posé sur une fleur qu'il n'avait jamais vu avant et il entendit quelqu'un sourire puis parler d'une voix qui le fit frissonner.

- Arrête tu sais très bien que ça me chatouille !
- Il y a quelqu'un ? Demanda timidement le petit être.
- Moi je suis là, lui répondit la voix dont il n'arrivait pas à saisir la provenance.
- Mais je ne vois personne. Il n'était pas sur de lui et commençait à avoir peur.
- Mais je suis juste là devant toi petit homme ! Dit elle dans un rire cristallin.

L'enfant mit un certain temps avant de comprendre que c'était la jolie petite fleur qui parlait. Alors qu'il l'écoutait parler, le soleil commençait à décliner et au loin on entendait le murmure des parents inquiets. Le petit être les entendait mais était bercé par la voix de la fleur et des histoires de la forêt qu'elle lui racontait et il ne voulait pas partir. Petit être ignorait les appels parce qu'il aimait vraiment ce qu'il entendait. La fleur ne pouvait pas s'arrêter de conter ses histoires car il était si rare pour elle d'avoir quelqu'un qui entendait ses histoires pour la première fois. Mais elle avait conscience que l'enfant n'était pas de son monde alors elle s'arrêta.

- Continue ton histoire s'il te plait, supplia le petit être
- Il y a des gens qui t'appellent tu pourras revenir quand tu voudras et comme tu vois, je ne bougerais pas, je suis éternelle. souffla t-elle dans un murmure.
- Et comment ferais je pour revenir écouter tes histoires ?
tu n'as qu'à suivre le papillon, dit elle d'un air enjoué.

Lui était triste, il savait qu'il devrait partir car la nuit tombait. Guidé par le papillon le Petit être finit par rejoindre ses parents à l'orée de la forêt. Ils étaient trop inquiets pour le punir alors ils rentrèrent et ne firent que lui poser des questions. L'enfant demanda juste à savoir quand il retourneraient dans ce parc....
Il revint et suivit le papillon, se dérobant le temps d'une après midi à la surveillance de ses parents, suivant le papillon bleu jusqu'à celle qui lui racontait les histoires de la forêt. Il avait appris à ne plus inquiéter ses parents et revenait toujours avant qu'ils ne s'inquiètent pour lui. Avec le temps et en grandissant, il perdit cette habitude mais n'oublia pas. Il est grand maintenant, et il raconte les histoires de la forêt à ceux qui veulent bien l'entendre et dans ce parc. Le papillon se pose parfois sur son épaule, mais il est trop grand pour passer par ce chemin maintenant. Ce papillon au bleu presque hypnotique lui chuchote qu'il manque à la petite fleur et qu'elle espère le revoir un jour. Ils se reverront, mais c'est une autre histoire...

L'histoire d'un homme



Une longue histoire, celle d'une vie. Ca ne commencera pas par il était une fois parce que c'est de ma vie dont il s'agit et qu'au coin de ce feu, je pense que mes aventures sont capables de faire naître les étoiles dans vos regards.
Je ne suis qu'un homme, mais j'ai eu à endosser le rôle d'un enfant, d'un guerrier, magicien et bien d'autres encore.
Trêve de bavardages, toutes les histoires ont un début.
On m'a dit que ça a débuté un soir de pluie, un soir de débauche. On m'a dit que ma mère a été fille de joie et on m'a aussi dit qu'elle était jolie. Quant à mon père, j'aurais plus de chance à aller chercher une aiguille dans une botte de foin... Je n'ai pour ainsi dire pas de famille au sens ou vous pouvez le concevoir. On m'a aussi dit que j'ai été adopté par quelqu'un d'important mais lointain, j'ai du le croiser quelques fois. Il s'appelle Mahad et c'est c'est meilleur guerrier et par extension le chef de la garde de Dakri. C'est un des sept dragons mais j'y reviendrais plus tard, maintenant ce n'est plus ce "on" qui parle mais moi.
Premier souvenir du début de ma vie, et déjà le chant de la guerre résonnait dans mes oreilles. Il y a plus gai pour débuter mais je fais avec ce que j'ai, le peuple de Medrih est très austère et a toujours fait avec le peu qu'il avait. Mon premier entrainement manqua de couter la vie, par trois fois. Parce qu'au delà des murs de briques, j'entendais clairement les rires enfantins d'enfants comme moi qui n'auraient sans doute à ne jamais prendre le fer pour se défendre. Ce fut un de mes rares moments d'inattention car mon maitre d'armes me prit en exemple et me brisa la jambe pour montrer aux autres qu'en plein combat, il ne fallait penser qu'à la mort de son adversaire, rapide et impitoyable. C'est pourquoi notre peuple était si redouté, nous n'avions que peu d'hommes, mais ceux ci tenaient plus des bêtes enragées lorsqu'il se battaient. Il m'a fallu trois mois pour me remettre et par chance je ne fus pas écarté des entrainements mais je dus porter le doux sobriquet du "boiteux". J'ai du tuer le maître d'armes pour que ça change. Et des moqueries on est passé à la peur, même les plus agés s'écartaient pour me laisser passer. Il avaient vu le combat, en fait tout le monde l'avait vu. Il y a bien des mots pour qualifier ça mais je vais dire que ça a été surprenant, parce que ce n'est pas le genre de jeux auxquels on joue à cet âge. C'est étrange de prendre la vie d'un homme, c'est aussi douloureux et ma jeunesse ne me donnait pas le droit d'avoir une innocente inconscience sur ce geste. Mais il l'a cherché, ça ne faisait pas bien longtemps que j'étais parmi eux et déjà je savais bien plus qu'eux et même plus que le maître lui même. Je ne me l'explique pas et j'aime à penser que c'est une affinité pour l'acier et les choses qu'il a dire. Toujours est-il que pendant ma convalescence, j'ai pu entrainer mon esprit et le haut de mon corps; c'est aussi pendant cette convalescence que l'homme qui a tenté de m'apprendre m'a défié "afin de voir ce que j'avais retenu". Ce fut sa dernière erreur et ma première, c'était un des frères de Mahad, pas liés par leur sang mais celui des adversaires. Il était rompu à toutes les techniques de combat connues par notre peuple, mais moi j'avais mon instinct. Quoi qu'on dise, je ne ressemble pas à celui qui se dit mon père et malgré mon statut de Dragon, je n'aime pas les bains de sang. Sauf cette fois là, une phrase résonnait alors que je prenais les lames jumelles:
"L'acier fait partie du corps des guerriers Medrih et il est impossible de ne pas contrôler une partie de son corps.'
J'étais fébrile au moment d'entrer dans le cercle créé par les plus vieux élèves, des êtres avides de sang, je serais surpris de croiser l'un d'eux aujourd'hui. Lui était là avec son épée immense, plus grande que moi, il souhaitait en finir vite. Pas de pitié pour le "fils du dragon". le besoin de tuer commencait à emplir l'air et les vautours m'entouraient. Dire que je n'avais pas peur serait mentir, en plus je n'avais pas vidé ma vessie avant. Mais il faut rester concentré sur la mort rapide de son adversaire. Il se jeta sur moi, l'esquive fut facile, mais l'acier manqua de m'arracher une oreille. Il était en armure et pas moi, comment allais je parvenir à mon but avec ses objets qui murmurent dans mon sang et les cris des animaux qui m'entouraient. Je prenais la mesure la réputation de notre peuple. Il n'y avait plus que moi d'humain ici, oui car en face de moi se tenait un être à la queue tranchante et au cri effrayant. Je me demande si c'est du à un rite magique obscur ou si c'est la perception qu'il veut que l'on ait de lui. N'oubliez pas de toujours rester concentrés, parce que je manquais de mourir pour la seconde fois, sa queue manqua de me transpercer, plutôt de me disloquer. L'esquive légère en arrière n'avait rien de naturel et le murmure se faisait de plus en plus fort. La bête se jetait sur moi et je faillis abandonner devant l'assaut. Le murmure se fit cri:
"BOUGE ET TUE"
la voix venue du sang que je devais écouter semblait presque agir à ma place. En tous cas elle distordait ma perception de la réalité. Elle me facilitait la tâche et ralentissait l'animal qui chargeait. Je pris le temps de l'écouter et de l'observer une dernière fois. L'acier semblait attiré par le liquide de vie, et j'étais trop jeune pour résister, j'aimerais dire que ce n'était pas de ma faute mais j'ai eu le temps d'y réfléchir. Il m'a brisé la jambe et j'ai souhaité plus que tout le voir souffrir, le voir gisant et plus encore, ce sera une des rares règles auxquelles je me serais astreint "si tu dois me tuer, fais le vite et ne me laisse pas me relever". Les Jumelles exauceraient mon premier souhait, en un clignement d'oeil, ses tendons étaient déjà tous sectionnés, de ceux du poignet au tendon d'Achille. Je savais qu'il ne se relèverait pas, mais par pitié et parce que c'est tout ce que je voulais exprimer, il ne devait pas ressentir l'humiliation, il ne devait pas me supplier de l'achever. Un autre clignement d'oeil et je lui sectionnais la moelle épinière, l'artère fémorale et la jugulaire. C'est ce qu'il nous avait appris, la dernière immobilisation, parce qu'aucune magie ne peut relever un mort si le système nerveux de celui ci n'est pas complet. Seul cours intéressant, connaître un corps pour mieux tuer. Étrange conception de la vie et détournement malsain d'un savoir qui en a sauvé beaucoup d'entre nous.
Le temps repris son cours normal et le silence se fit. Un animal est tombé avec fracas quelques mètres derrière moi. Le sang s'écoule et c'est le premier parfum différent de celui de la sueur et des larmes que je sens. Je suis trop jeune pour comprendre pourquoi ce parfum métallique est mélangé à celui de la peur. Après réflexion, sortir de convalescence et tuer un homme en une passe d'arme peut avoir un aspect effrayant. J'ai eu le temps d'y penser parce que mon père lui même m'emmena en prison. On ne tue pas un des meilleurs guerriers du pays sans en payer le prix. Parce qu'il fallait me punir, parce que j'étais trop jeune pour prendre sa place. Mahad me regarda, je l'entendis frotter une de ses épées. je ne pus que l'entendre ca l'instant d'après, ma tempe joue était profondément entaillée. J'ai cru voir de la peur dans ses yeux, pourtant je n'avais pas bougé. Maintenant je le sais, il a du voir un potentiel destructeur, plus que le sien. J'ai été enfermé avec ces épées qui ne me quittèrent plus. J'ai été enfermé un temps avant d'aller en prison. Les prisons Medrih sont les seules ou vous avez vos armes, c'est une ville dans la ville, véritable microcosme dans lequel tout est régi par la mort. Et on a cru bon de m'envoyer là bas. J'ai eu le temps de réfléchir sur ma première vie prise, alors à chaque homme ou créature vaincue, j'ai fait un cercle d'encre enserrant mon bras par respect de la vie ôtée et pour que l'être mort vive encore dans mon souvenir. J'étais rentré enfant, armé de deux épées jumelles mystérieuses, m'apprenant les secrets d'un art mortel oublié, celui de la nuit. La première leçon fut que la nuit est la meilleure des armures, et moi de rajouter qu'elle est aussi la plus belle. J'ai survécu à la prison, je ne pourrais pas en dire autant des résidents. La première chose que je fis en sortant fut de faire fondre mes armes, j'en avais besoin parce que la prison m'avait pris des choses. Les années avaient passé. Mon père était devenu seigneur aux côté du roi dragon. Moi, je suis devenu un fils de la nuit et un assassin agissant dans les ombres et effectuant un travail que seul un fou pourrait accepter. Je suis l'assassin du roi et je suis imparable. Une seule cible m'a échappé, ma seule erreur sans doute parce qu'elle avait une étrange façon de bouger.
Si vous souhaitez me nommer, je suis Ohim. Medrih parce qu'un dragon m'a trouvé sur le bord d'une route. Je suis aussi un dragon mais ça j'y reviendrais plus tard, beaucoup plus tard parce qu'avant, je suis devenu meurtrier de la nation qui m'adopta. Sans doute le prochain souvenir que vous aurez à lire si je n'oublie pas et si je ne change pas d'avis d'ici là.

A la recherche

Bonjour, je sais que je ne suis pas le seul conteur ici bas... Faites moi partager vos histoires les plus folles et fantastiques, vos souvenirs les plus fous d'un voyage empreint de magie et ce peut importe la facon dont elles sont racontées. Photo, dessin ou texte, voire le curieux mélange des trois sera apprécié.
Faites moi rêver vous aussi, et vous ferez rêver ls autres !

dimanche

réalité d'une nuit.

Il semblerait que parfois, trop rarement à mon goût, rêve et réalité se confondent à la lueur de la lune. J'écris ces mots encore à chaud et sur un clavier déjà bien usé... Toujours est il que ce qu'il s'est passé me prouve qu'il reste encore un peu de magie dans ce monde.
Comme à mon habitude depuis maintenant 1 mois, je ne dors pas car mon esprit erre dans les limbes, se débattant entre folle motivation et mollesse absolue. Étrangement, la mollesse l'avait toujours emporté, ca ne se jouait pas à grand chose pourtant. Le ronflement intermittent de mon ordinateur me bercait doucement dans le vide spirituel ou je me situais, survolant divers site et faisant des ébauches de croquis dans mon carnet. D'ailleurs, si vous voulez un conseil, ne dessinez jamais à la lueur d'un écran, on est pas sur de la précision du tracé.
Ma fenêtre ouverte me donnait une vue parfaite sur la lune. Sphère argenté qui aura fait naître bien des passions. Je n'y prêtait pas attention mais mon aventure commencait maintenant parce qu'inconsciemment, je répondais au mystérieux appel de la nuit. Une envie primaire de m'exposer à ce rayonnement mystique prit le pas sur les bas instincts de mon moi geek encore debout à ce stade avancé de la nuit. Je pris alors cette veste, que des gens importants pour moi ont porté. J'aime à croire qu'il y a encore un peu "d'eux" dans cette veste, comme un remède à cette accablante solitude due à l'éloignement. Je commencais ma virée nocturne en passant par la fenêtre de ma chambre.
Je marchais, pour une fois sans musique. Mon errance était maintenant aussi physique. Les chemins se faisaient tels des serpents que j'arpentais sans peur sous la lune qui tournait doucement. Après avoir marché longtemps, je rencontrais une ombre rapide sur un chemin que j'avais l'habitude de prendre. Cette ombre s'était arrêtée net en plein milieu de la chaussée et semblait m'observer. Je m'approchais doucement afin de déterminer ce que c'était tout en espérant ne pas pas faire fuir la chose. Je compris en entendant ce miaulement, que l'ombre ne m'étais pas inconnue, un chat de gouttières que j'avais croisé plusieurs fois lors d'escapades moins tardives. Il n'eut pas peur de moi, étant assez proche, je lui ai tendu la main. Un sourire apparut sur mon visage lorsque je sentis sa fourrure sous ma main. Après cet instant de tendresse, je repartais car j'avais repéré un toit facile d'accès, quoi qu'un peu haut pour observer la lune. Au moment ou je tournais le dos, un autre miaulement me fit sursauter, comme si j'oubliais quelqu'un. Le chat s'était assis et attendait. Je ne saurais jamais pourquoi, mais j'ai prononcé le seul mot de la soirée: "viens" et la petite bête vint vers moi, la queue dressée et frétillante. Je marchais et le félin trottinait un peu à coté de moi, il était blanc tacheté de noir et de caramel, je décidais de ne pas le nommer parce que je n'avais aucune inspiration sur le moment. Sur le court chemin menant à destination, je m'arrêtais plusieurs fois pour jouer avec le félin. Une fois arrivé au pied du mur, je me rendis compte que c'était un peu plus haut que ce j'imaginais, mais accessible. Je pris alors le chat et le fit monter avant moi, il n'avait apparemment pas envie d'être seul et moi non plus. Une fois en haut à quelques mètres du sol, je me laissais happer par la lune. J'étais hypnotisé par son rayonnement. Je percevais encore le chat qui tournait autour de moi avant de me perdre dans les nuages. Il semblerait que je me sois endormi...
A mon réveil, le soleil s'éveillait encore, le chat n'était plus là mais la lune m'observait encore, impassible. Je me dépêchais de rentrer pour pouvoir errer, mais cette fois ci dans l'inconscient.





L'étrange aventure de Liz

Il était une fois Liz, une jeune fille aventurière, courageuse mais pas téméraire. Lors d'une de ses aventures, elle a perdu un objet que quelqu'un de très cher lui avait offert. La demoiselle était triste, mais malgré tout elle prit son courage à deux mains, un sandwich et partit à la recherche de son bien. Une aventure qu'elle n'oublierait pas de si tôt allait commencer.
Elle refit le chemin de son dernier voyage, nettement moins féérique que la première fois. Elle observait attentivement le sol, mais une fois arrivé à l'extrême frontière de sa marche, elle ne vit rien. Enfin presque rien car à l'endroit ou elle supposait avoir laissé la chose, elle vit une petite trace de pas. Trop petites pour être humaine, les empreintes se dirigeaient vers une sombre et inquiétante forêt dont les parents de la jeune fille lui avaient toujours interdit l'accès. Liz écoutait toujours ses parents, ca lui a déjà évité bien des tracas. Mais l'amour qu'elle avait pour cette petite chose lui ferait faire un choix bien difficile :  celui de la passion ou de la raison. Son père lui avait toujours appris que lorsqu'elle hésitait, elle devrait s'en remettre au hasard et lui avait offert une pièce qu'elle avait toujours considéré comme magique. Elle la prit alors et la lanca, alors qu'il n'y avait pas de vent, un léger souffle caressa la pièce pour influencer le destin; détail dont elle ne s'était pas rendu compte. La pièce lui indiqua de ne pas rentrer chez elle. Liz reprit son souffle et mis un pas sous l'ombre du premier arbre.
A peine avait elle passé son petit corps sous cette ombre que le temps lui parut s'être assombri, pourtant le soleil brillait toujours autant. Son voyage commencait enfin. Il semblait à la petite fille que la forêt l'observait et qu'à son passage, les branches se baissaient pour l'attraper et l'emmener dans un endroit ou elle n'aurait pas envie d'être. Elle se faisait le plus discrète possible avancant en faisant très attention à ne pas marcher sur une brindille susceptible de craquer. Elle avait vu à la télé que bien des gens finissaient mal quand ils marchaient sur des brindilles. Elle continuait d'avancer les pensées fixées sur cet objet qu'elle devait à tout prix retrouver.
Alors qu'elle avancait, son esprit lui aussi commencait à voyager. Porté par l'ambiance si spéciale de l'endroit qu'elle traversait, elle commencait à s'imaginer toutes sortes de petits peuples qui vivraient en ces sombres lieux. Liz pensait aussi à un maître de la forêt qui d'un simple mot commanderait aux arbres qui plieraient sous ses ordres et inspirerait le respect par sa simple présence. Il serait aimé par ses sujets et aurait une femme d'une gentillesse et d'une beauté sans pareille.... Et soudain, elle pensa à un dragon majestueux se posant dans une clairière les ailes encore battantes entourées par des fées joueuses et au rire cristallin. Puis son esprit revint à la réalité de manière assez percutante. Elle avait trébuché sur un caillou qui dépassait et s'était écorchée le genou. Elle avait déjà connu pire car après tout, c'est une aventurière. Elle se releva et continua avec un léger picotement au genou. Sa marche continuait au fil du temps, temps qui lui semblait maintenant se rallonger. Celà faisait plusieurs heures qu'elle marchait maintenant. Elle ne se sentait pas fatiguée et n'avait pas faim. Au plus profond d'elle une peur grandissante l'empêchait de s'arrêter de crainte qu'un danger ou pire s'abatte sur elle. Elle continuait alors. Au fil du sentier qui se rétrécissait à tous les niveaux, Si bien qu'elle dut finir la route à quattre pates.
De longues minutes plus tard et le genou en sang, elle découvrait une clairière, ou de nombreux cercles avaient été tracés dans l'herbe. Ce détail l'avait marqué car son père lui avait toujours appris à faire attention aux petites choses et qu'elles en apprennait parfois plus. Malgré ce souvenir elle ne put s'empêcher d'admirer la beauté du lieu. Les rayons du soleil déclinant dessinaient au loin un massif montagneux qui semblait protéger la forêt et le ciel prenait petit à petit une teinte mauve sombre reposante. Les premières étoiles rayonnaient timidement et doucement, la nuit s'installait. Liz savait ou elle allait passer la nuit. Elle avait vu un refoncement qui semblait offrir une relative protection contre les éléments. Le temps qu'elle parvienne au lieu qu'elle avait repéré, il faisait déjà nuit, ce qui rendait la forêt qui encore plus inquiétante. Mais heureusement, les ciel et le doux scintillement des étoiles la rassurait un peu. Elle se mit à manger doucement une moitié de son sandwich puis s'adossa à un arbre avant de se diriger doucement vers le monde des rêves.
Elle se réveilla, ou plutôt fut réveillée par une caresse sur son front. La première chose qu'elle aperçut fut une immense paire de billes brillantes d'un jaune vif quasiment collées à son visage. De surprise elle repoussa les objets d'un geste vif. Elle entendit un petit cri qui à coup sur ne venait pas d'elle. Elle regarda dans la direction du bruit et vit une forme qui se mit en mouvement. Ce qu'elle avait auparavant pris pour des billes étaient en fait des yeux qui avaient pris un air apeuré. Elle se dirigea doucement vers ces yeux qui continuaient à l'observer. Elle n'avait pas peur car elle pensait que si cette chose lui voulait du mal, elle lui en aurait fait pendant son sommeil. La chose n'avait pas bougé et clignait simplement des yeux. Elle aurait pu tendre la main et atteindre cette chose maintenant lorsqu'une autre paire d'yeux apparut sans un bruit dans les feuillages au dessus d'elle. Liz ne semblait pas surprise par cette apparition, mais fut un peu plus inquiète lorsqu'elle vit qu'autour d'elle un nombre incalculable d'yeux brillaient et clignotaient. Ils n'étaient cependant pas hostiles. Dans son sac, elle sortit une lampe et tenta de voir ce qui l'observait. D'abord surprise, elle fut rassurée  par un sifflement émis par la chose sous son rayon lumineux. Elle semblait apprécier la lumière. Elle était faite d'une matière vaporeuse et noire comme la nuit. Seuls les yeux brillants donnaient à ces choses un aspect "normal". Liz, curieuse s'approcha et tendit la main vers l'ombre qui tremblait doucement. Une sensation de froid parcourut son corps, pas désagréable puis elle devint une douce chaleur irradiant sa main. Presque rassurée, la jeune fille éteignit la lampe et c'est alors que les autres créatures se rapprochèrent d'elle et se mirent doucement à tournoyer autour d'elle en se rapprochant. Elle sentait la chaleur que les ombres émettaient à chaque fois que l'une d'entre elles approchait. Captivée par le spectacle des lueurs tournoyantes et apaisée par leur chaleur, Liz repartit sans peine dans le monde des rêves dont elle avait été extirpée.
Une autre caresse la réveilla cette fois ci, une fois puis deux. C'était froid et nettement moins agréable. Liz ouvrit les yeux avec une certaine difficulté. La rosée du matin tombée d'une feuille lui tomba encore une fois sur le visage ce qui acheva son compliqué réveil. L'enfant avait encore rêvé de ces fées et repensait aux évenements de la nuit en souriant. Elle se remit en route avec toutes les difficultés que ce genre de réveil peut engendrer. Un peu perdue au début, elle erra sans but précis regardant vaguement les petits nuages qui lui indiqueraient la direction à suivre. Enfin, l'envie de retrouver son objet chéri la reprit et se mit vraiment en route. Elle passa entre deux immenses chênes dont les branches s'entrecroisaient. Et encore la forêt qui lui semblait nettement moins effrayante mais ce sentiment n'avait pas totalement disparu. Depuis qu'elle y était entrée, elle n'avait pas encore entendu le chant des oiseaux. Pour seule mélodie, le bruissement des feuilles et des craquements sans doute liés aux autres créatures vivantes dans cette forêt. Elle remarquait alors que son genou ne lui faisait plus souffrir et que mieux encore, elle n'avait aucune cicatrice. Contente, elle se mit à siffloter un petit chant que lui avait appris son père mais il fut rapidement interrompu par un bourdonnement sourd qui se rapprochait très rapidement de sa position. Elle eut à peine le temps de quitter le sentier qu'elle vit des nuées d'êtres qui ne devraient résider uniquement dans l'imagination des enfants. Brèvement elle apercut son bien. Elle attendit patiemment que le groupe passe. Ils étaient très nombreux et après avoir vu l'objet, le temps passait encore plus lentement. Le nombre des êtres qui volaient était vraiment impressionnant et elle remarqua qu'ils étaient armés. Après un cri, le groupe accéléra soudain si vite le bourdonnement si aigu que Liz manqua de s'évanouir malgré le fait qu'elle avait les mains qui protégaient ses oreilles. Elle resta cependant assez longtemps consciente pour qu'elle puisse voir un de ces petits êtres à peine plus grands que sa main s'arrêter net et la regarder. Il plongea son regard dans le sien puis repartit.
Liz s'était finalement évanouie et lorsqu'elle se réveilla elle courut sur le sentier et prit la direction que les petits êtres avaient pris. Puis arriva sur une autre clairière, plus petite que la première. Le lieu était encore fumant des évènements passés, elle ne comprenait pas tout mais savait qu'il s'était passé quelque chose de violent ici. Des corps sans vie et des sphères grises jonchaient le sol, des armes brisées pas plus grandes que des allumettes étaient plantées. Elle ne put s'empêcher de retenir une larme lorsqu'elle vit l'objet pour lequel elle avait tant risqué. Lui aussi était planté dans le sol à l'exact milieu de ce champ de bataille comme si il en était l'enjeu. Elle courut vers lui et s'empressa de le ramasser. Des images et souvenirs qui n'étaient pas les siens vinrent à elle. Liz vit et comprit alors les enjeux de cette bataille. Cela l'attristait énormément et pourtant, elle ne pouvait se permettre en connaissance des faits, de repartir avec son cadeau.
Il s'agissait d'un simple stylo, offert par sa mère lors justement l'un de ses nombreux voyages dans cette forêt. Et c'est aussi après l'avoir recu qu'on lui avait strictement interdit d'aller dans les bois, même sa mère avait elle aussi arrêté d'y aller. De toute façon elle ne parlait jamais de ce qu'elle allait faire là bas, mais revenait toujours avec un souvenir. Et juste avant de revenir avec son stylo, elle avait ramené une plaque aussi grande que Liz en lui disant que cette plaque pourrait la protéger de tout, mais qu'aucun outil dans le monde humain ne pourrait la modifier pour le moment...
Liz dut prendre une lourde décision pour son petit coeur, elle prit le stylo et le brisa, une gerbe d'étincelle jaillit et la surprise lui fit jeter ce qui était maintenant au passé. Elle pleura longtemps et puis repartit le pas lourd. L'enfant n'avait pas remarqué que ce qu'elle avait brisé ne l'était plus et qu'une ombre frémissante s'enroulait autour de l'objet... Depuis qu'elle est rentrée, Liz est revenue de nombreuses fois dans cette forêt et y a passé de nombreuses nuits, mais elle ne vit plus jamais rien, à ceci près que maintenant les oiseaux chantent. La dernière fois qu'elle y est allée Liz a juré avoir entendu un rugissement suivi du bruit caractéristique d'un battement d'ailes et a aussi trouvé une autre plaque encore plus grande que celle qu'elle posséfait déjà, mais ça c'est une autre histoire.

mardi

Il y a longtemps...

Cette histoire prend place dans un passé lointain. Il s'agit de la mienne.
Tout commenca une nuit, plus sombre que les autres; une de celles ou tout devient possible car la magie de la nuit vous entoure. Et cette nuit dont je parle c'est celle de la Citadelle et de son secret.
Dans ma jeunesse, j'étais soldat. Fier et promu à un grand avenir, je venais d'être promu capitaine de garde et on me considérait un prodige du maniement des armes. Je profitais de ma jeunesse et mes exploits me firent acquérir de nombreuses récompenses et richesses. Rien ne semblait pouvoir arrêter mon ascension militaire.
Jusqu'à cette mission, pourtant simple. Nous devions récupérer un trésor de notre nation volé, l'épée royale forgée dans la corne du Dragon. Elle était retenue dans une simple citadelle... Nous avions été prévenus qu'elle n'avait jamais été prise et que les assiégants ont toujours abandonné. Mais je n'ai pas écouté, je voulais prouver ma valeur en prenant le lieu grâce à mes forces et mon intelligence. Je jugeais suffisant de prendre avec moi la moitié de ma garde, mes meilleurs hommes qui plus est. Six cents cavaliers et moi partirent en ce lieu de réputation imprenable et qui marquait la frontière avec notre royaume et les Terres obscures.
Nous avons chevauché longtemps. La traversée du pays et de ses lieux les moins agréables nous firent, malgré la préparation perdre paix à leur âme, quelques hommes. Avant d'arriver aux marais de Tul'rezad dernier obstacle nous séparant de la Citadelle, nous perdirent encore quelques hommes qui furent emportés par la Nuit. Créature invisible voyageant entre les mondes et emportant avec elle ceux capables de la distinguer.
Les pertes continuèrent dans le marais, mais cette fois ci les chevaux souffrirent de la maladie et furent dévorés par diverses créatures étranges et inconnues.

Épuisés et plus aussi nombreux nous arrivâmes devant le lieu ou le trésor se trouvait, avec cent hommes de moins. La vision de ce lieu fit naître en moi quelque chose d'indéfinissable. J'aurai du écouter mes tripes.
Mes hommes et moi reprirent des forces avant de passer à l'attaque. J'avais observé la Citadelle. Vieille et sans vie, aucun signe de vie humaine, je m'intriguait qu'un lieu n'ait pu être asservi par notre nation ni détruit par le temps. Sur les murailles et partout ou j'ai pu observer, des inscriptions du langage ancien et des pierres vertes incrustées donnaient à la construction un aspect irréel, comme si une magie préservait le lieu... Je n'avais pas tort. Une tour dominait l'ensemble. Il était évident que l'épée se trouvait ici. En examinant, je me perdis dans mes pensées mais fut brusquement réveillé par un reflet violet inhabituel au sommet de cette tour. Je me mis à fixer cet endroit. Cette sensation me repris à nouveau. Je décidais d'attendre encore quelques jours afin de réfléchir.
Nous attaquerions de nuit.

Le jour d'avant l'attaque, je partis en éclaireur observer ce lieu qui me semblait de plus en plus bizarre, comme chargé d'une aura malsaine incitant à la fuite. Je calmais cette peur montant en moi. Il n'y avait qu'une seule entrée, j'entendis aussi des cliquetis, ceux d'une homme en armure légère se déplacant. La Citadelle n'etait pas vide. Cela confirmait les dires de nos sources sur le fait qu'il y ait de la vie en ce lieu, mais je ne vis rien. J'aurais du repartir. Au crépuscule, les ombres semblaient mouvantes sur les murs en pierre ancienne. Le jour de l'attaque arriva. Mes hommes et moi étions nerveux. Quelque chose n'allait pas je n'aurais pas su dire quoi à cette époque, mais un sentiment d'effroi nous étreignait de sa poigne glacée. Au crépuscule nous passèrent les portes ouvertes de la Citadelle et une fois le dernier homme passé, en nous nous sûmes qu'il y aurait des morts ce soir... La nuit tomba extrêmement vite et de manière quasi surnaturelle. Je décidai de séparer mon groupe en 5 et se dirigèrent dans les directions des points cardinaux, et le groupe que je menais partit en direction de la tour. Plusieurs fois, nous entendirent des bruits que nous ne saurions qualifier. Arrivés devant la tour, je sonnais le rappel des troupes avec un cor au son profond. Mais alors que mes hommes revenaient, je vis alors une dizaine d'hommes tomber du toit se présenter en position de combat. Leurs tenues étaient anciennes et j'en avais vu dans nos musées militaires et slon l'histoire, elles ont été possédées par une civilisation dont on ne savait presque rien mais dont leur habilité au combat était rentrée dans la légende. Alors pourquoi ici, j'avais l'impression que ces soldat portaient leurs armes pour la première fois. D'autres arrivèrent. Ils ne semblaient pas agressifs et nous observaient. J'eus pu croiser le regard de l'un d'entre eux. Un vide sans nom, comme si il était en transe. Le temps de réfléchir et il était déjà en face de moi. Surpris par la vitesse je sortis ma dague et d'un geste adroit lui tranchait la gorge. Ceci marqua le début d'une attaque sans pitié. Il n'avaient que leur rapidité, il fut simple alors de les briser. D'autres encore vinrent. Le combat fut simple et rapide. Les cadavres ennemis jonchèrent le sol. Pas une seule perte fut à déplorer, ni même une blessure. Une dizaine d'hommes et moi partirent chercher l'épée. l'ascencion fut longue jusqu'à la salle. Une porte solide nous en empêchait l'accès. Il nous fallut trois hommes et une épaule pour défoncer l'obstacle. Et derrière lui se présentait à nous une salle vide et en son centre était la lame. Lévitant grâce à son pouvoir. Presque fière. Je l'avais déjà vue avant mais son éclat résonnait à travers mes yeux, elle semblait m'appeler à l'aide et aussi semblait vouloir me prévenir de quelque chose. Avant de la prendre j'observais à une des fenêtres et ce que vis m'emplis d'effroi. J'hurlais à mes hommes de se préparer à une attaque et de défendre leurs vies.


 Dans la nuit qui ne finissait pas de s'assombrir, j'avais apercu sur les toits des centaines d'ombres aux yeux luisants. Des formes humaines qui ne me semblaient pas très amicales avancaient vers nous. En me pressant pour ressortir, j'observais les murs et me disais que quelque chose n'allait pas avec les peintures, je n'avais pas remarqué à l'entrée, cet homme souriant, vêtu lui aussi de noir avec une sphère dans sa main droite et semblant nous observer. Dans la précipitation, je failli oublier l'épée, mais son éclat se rappela à moi. Comme si, douée d'une volonté propre, voulait me dire qu'elle serait le salut de cette nuit. Cette nuit, les étoiles disparurent. Il n'y avait que l'aura de la lame qui nous permettait de voir un peu. Une fois en bas la tour, d'autres étoiles apparurent, plus proches du sol et bougeant avec une rapidité familière. J'hurlais à nouveau à mes hommes de compter sur leurs autres sens. Ils étaient tous rompus au combat à l'aveugle. La première vague fut mise en échec et la nuit serait longue. Je sentais la peur chez mes hommes. Je brandis l'épée du roi et elle se mit à briller au dessus de nous. Seule source de lumière qui nous donnait un avantage certain sur l'ennemi. Nous tranchèrent presque à tour de bras les ennemis se présentant à portée de lame. Les cadavres s'amoncelaient devant nous. Le silence si fit. Plus rien ne bougeait. Un vent trop froid pour la saison traversa la place sur laquelle nous nous trouvions et je tressaillis, autant de peur que de froid, je sentais que ce combat était perdu. 


Ce sentiment se confirma lorsque les corps morts se relevèrent sous nos yeux. Aucun échappatoire ne serait possible face à cet événement, mes hommes et moi devrions lutter face à ces choses, jusqu'à ce qu'elles ne se relèvent plus. Mais elles se relevèrent encore, sans volonté autre que celle de tuer, plus violente à chaque retour au combat. Dans le tumulte, une vieille histoire concernant ce lieu me revint. C'était plutôt une phrase concernant le lieu ou je me trouvais. "Lorsque que les corps maudits se relevèrent, nous sûrent alors que le secret serait à jamais gardé...". De quel secret parlait-il ...? Je me souvint alors de cette peinture représentant un homme, elle était en total désaccord avec la pièce. Il vint à l'idée de mes hommes de laisser l'objet pour lequel nous étions venus, mais je ne pouvais me résoudre à l'idée d'abandonner, d'échouer. La simple idée d'échouer me fit perdre un instant le contrôle de moi et de rage je pris l'épée royale. Je le regrette encore. Dans ma colère tout ce qui s'approchait de moi devenait un danger et était détruit dans l'instant qui suivait sa perception. Je ne distinguait plus que des formes hostiles. Une douloureuse sensation de feu amplifiait ma rage... Après un temps, il ne restait plus qu'une silhouette. Mon épée ne parvenait pas à la trancher, elle passait simplement au travers, je parvenais à distinguer à grand peine un sourire narquois. J'avais vu ce secret sans le comprendre. Je tombais d'épuisement et perdis conscience. Je ne sais combien de temps a passé pendant mon sommeil, mais je me réveillais, adossé à la muraille extérieure de la Citadelle. Le lever de soleil était magnifique, en contraste total avec le souvenir de cette nuit sanglante. Je savais que je ne devais pas rentrer, je ne pouvais pas. Personne ne me croirait et ils enverraient d'autres forces. Je décidai de préserver la légende de ce lieu maudit et passai la frontière, à la recherche d'autre chose... Je partais observé, étrange sensation. J'avais pourtant gagné cette bataille, mais cette horrible nuit m'a fait prendre conscience que la guerre c'est aussi ca. Et cet homme en peinture m'a laissé un souvenir pour que je n'oublie pas. Aussi pour que je ne revienne pas car quitter la nation avec un objet si précieux était une trahison.
Douloureux mais calme j'affrontais cet horizon avec un courage que je n'avait jamais éprouvé, sachant que d'autres batailles, ennemis et aussi amis à venir. Et mon voyage commenca par ce premier pas vers l'inconnu.

Bienvenue à toi

Je suis à nouveau présent, pour te faire partager mes histoires et celles que j'ai entendues.
Je suis un voyageur sans âge qui a finalement décidé de s'arrêter un peu afin de maintenant se reposer. Las de mon errance à travers ces mondes, je me suis assis au coin de ce feu, des jeunes et moins jeunes m'écoutent maintenant distiller avec passion mes exploits, échecs et aventures. Je pensais que les cieux seraient ma seule conquête, mais chaque nouvelle paire d'yeux m'observant sont autant d'étoiles à faire naître et d'univers à créer. Au gré du fleuve des mots et au chaud devant ce feu numérique, j'espère que vous suivrez ma dernière épopée et qu'avec moi vous assisterez à la naissance de mes univers, en vous.